Impossible de retracer un siècle d'existence
sans évoquer les grandes figures du club:
-- Lambert Fourir, d'abord (dont le stade de la Bêverie
porte le nom depuis 1947). Il fut secrétaire inamovible du club
de 1911 à 1962! Quand Dolhain encaissait un but, il piétinait
furieusement son chapeau jeté rageusement à terre. A la
fin de sa vie, la faculté lui avait interdit d'assister au match
mais dès 16h20 il piétinait d'impatience sur son trottoir
Avenue David pour connaître le résultat de ses favoris.
-- Joseph Defauwes, père, fut un grand
trésorier de 1948 à 1979. Jamais le club ne dépensa
un franc sans l'avoir. II était aussi toujours le premier trésorier
du pays à envoyer son relevé de recettes à l'Union
Belge.
-- Joseph Fluhr, qui joua au keeper jusqu'à
l'âge de 65 ans chez les corpos du C.S. Lainier, a disputé
plus de 880 matches. II reçut le prix de l'Effort sportif en 1964.
-- Antoine Bastin, soigneur imperturbable pendant
plus de quarante ans. Tous les joueurs passés par ses mains s'en
souviennent.
-- Eugène Christophe, arbitre international
qui a sifflé à la coupe du monde en Uruguayen 1930.
-- Robert Carnol, président du club de
1953 à 1988. Personnalité attachante, sans cesse soucieuse
de la bonne renommée de son club qu'il couvait quasi paternellement.
Les familles MULKENS, TALMAS, LECOLLE, CARNOL,
CARLIER, THEEK, MOMMER, PELZER, FISCHER, DEBERG, JANSSEN, DETHIER, etc...
eurent plusieurs représentants sur nos terrains.
Dolhain a fourni plusieurs grands joueurs au football belge: Jean Kupper certes, Franz
Carlier, Roger Burgers, les frères Schyns (Nico et Adolphe), Robert
Foguenne, René Winbomont, Ghislain Thomanne et surtout, les deux
plus beaux fleurons du club: Ronald Foguenne (sélectionné
à deux reprises en équipe nationale) et Karim M'Ghoghi
(carrière internationale, notamment à Strasbourg).
La responsabilité des arbitres est souvent
mise en avant à propos de la violence sur nos terrains. Je considère
que ces arbitres sont, dans leur grande majorité, des hommes intègres
et impartiaux. Leur rôle est essentiel; ils sont une nécessité
absolue et il est indispensable de leur garantir une autorité indiscutable
dans leurs décisions. Nous avons eu longtemps, un grand arbitre,
à DOLHAIN (Monsieur CHRISTOPHE) et il faut savoir
qu'il est impérieux pour un club de «posséder»
quelques arbitres affiliés.
Disons en passant qu'il est courant de voir des clubs attirer des arbitres
par des cadeaux dont la surenchère est discutable. Nous sommes
très reconnaissants à nos arbitres actuels, de leur appréciable
appui, mais aussi, et surtout, de s'être affiliés chez nous
par amour de nos couleurs.
Les bons keepers furent nombreux chez nous: trois
générations de SCHYNS, deux PUTZ, deux PARENTS, A. ERKENS,
Jos. FLUHR, etc... sans oublier Joseph DEFAUWES... et les autres.
Que dire des dirigeants, très nombreux, et qui doivent tous être
englobés dans le même éloge, comme tous ces bénévoles
«extra-comités» qui nous aidèrent et continuent
à le faire pour le maintien d'activités diverses.
Le lot de nos supporters ne doit pas être oublié, pas plus
que les «sponsors» et commerçants qui nous donnent
leurs publicités. Bref, des milliers de personnes nous ont fait
subsister. Vous comprendrez qu'il ne peut être question de les citer
tous. Beaucoup, d'ailleurs, ne demandent aucun remerciement. Le football
leur a «rendu» beaucoup, et ils ont ressenti bien des satisfactions
intimes. La meilleure récompense n'est-elle pas dans le fait lui-même
de se donner, de se dévouer, gratuitement, pour «ce»
qu'on aime?