Histoire du R. Dohain F.C. en 13 anecdotes

  1. La Création

    Au commencement étaient le football et le textile... Fondé en 1896 et porteur du matricule 8, le RCS Verviétois était à la recherche d'adversaires un peu plus rapprochés que l'Antwerp, le Daring de Bruxelles, le F.C. Brugeois, le FC. Liégeois, le Léopold de Bruxelles, le Racing de Bruxelles et la Gantoise nés avant lui. Créé par un ingénieur textile anglais, il ne restait plus à Verviers qu'à jeter une passerelle vers son voisin industriel dolhaintois pour qu'un club y prenne naissance. Le Dolhain Football Club fut ainsi créé en 1898 avec René Joncker comme premier président.

  2. Le Hêtre

    Le premier terrain dolhaintois était situé à l'emplacement de l'actuel dépôt communal et caserne de pompiers. Un magnifique hêtre trônait au milieu de la pelouse, cet "objet" étant à l'époque toléré! Le terrain fut ensuite déménagé derrière le château Peltzer, en face de l'usine Ordibel puis à la cité Carlier.

  3. La Bêverie

    En 1923, ce fut le retour à la Bêverie sur un terrain acheté l'année précédente par la société Coopérative créée à cet effet. Au départ les installations se limitaient au mur de la route, palissade en tôle le long de l'actuelle plaine de jeux, de vestiaires et d'une petite douche déjà pour l'arbitre.

  4. Anderlecht

    La première saison au terrain de la Bêverie reste marquée par l'exploit historique du club bleu et noir. Venant d'accéder à la promotion nationale, les Dolhaintois eurent l'honneur d'accueillir le futur champion de leur série, le Sporting d'Anderlecht et de lui infliger une de ses rares défaites de la saison sur le score de 1-0. Clément Talmas fut l'auteur de ce but "historique", le match s'étant déroulé devant 2.000 spectateurs.

  5. Le Cercueil

    Autre exploit dolhaintois, la saison suivante chez le puissant voisin verviétois, en tête de la série. Les supporters vert et blanc avaient promené un cercueil drapé des couleurs dolhaintoises avant le match. Au coup de sifflet final, un but de Lenzen scellait au marquoir du Panorama, la victoire dolhaintoise!

  6. Les Pierres

    Lors de la saison 1932-1933, Dolhain devait absolument gagner à Tongres pour conserver sa place en nationale. Ce qu'il fit sur le score de 1-3. La colère des Tongrois était telle que les supporters dolhaintois durent se préserver de nombreux jets de pierre. La saison suivante, Dolhain culbutait néanmoins en provinciale où il devait y demeurer jusqu'en ... 1967.

  7. Les Transferts

    Avant le début de la seconde guerre mondiale, sous la houlette du liégeois Grisard, Dolhain fournit cependant toute une génération d'excellents footballeurs mais les premiers "transferts allaient faire leur oeuvre dévastatrice: Parent au Standard, Goffinet à Fléron puis l'excellent Jean Kupper au Standard également.

  8. La Buvette

    En 1926, une tribune fut construite suivie d'une première petite "buvette" en 1938. Celle-ci était située à l'endroit actuel des... toilettes. C'est en 1962 que la buvette actuelle fut érigée. Pour la construire, on dut raccourcir le terrain d'1m80 mais celui-ci conservait une longueur respectable de 106 mètres. C'est à la même époque que les vestiaires sous la tribune sont dotés du chauffage centrale et de douches. Quant aux vestiaires actuels, ils ont été construits en 1991.

  9. 1967

    Après la guerre, Dolhain F.C. (devenu Royal en 1948) va de la 2ème à la 1ère provinciale jusqu'à la saison '57-'58 où à l'issue d'un tour final mémorable face à Chênée et Blégny, c'est un retour de dix ans parmi l'élite provinciale sous la houlette du Verviétois Sylvain Jacquet, entraîneur bénévole. En 1967, le travail de Sylvain Jacquet était profitable au nouvel entraîneur, le Hervien Jean Peters, qui amenait en promotion une équipe "bleu et noire" composée de 11 Dolhaintois parmi lesquels Robert Foguenne, René Winbomont, Lucien Bolzan, Jo Hurard, Marc Grégoire, Enzo Gerotto. Tandis qu'en juniors la relève est là avec des garçons comme Ghislain Thomanne, Jacques Sacré,…

  10. Dure Série

    Cette cuvée remarquable "1967" ne jouera toutefois qu'une seule saison dans une promotion découverte avec un peu trop de naïveté. D'autant que les adversaires y sont redoutables avec les deux Dessel (FC et Witgoor), les deux Tongres (Cercle et Patria), Helzold, Lommel (aujourd'hui en division 1), Alken, Halen ainsi que les régionaux Eupen, Herve et La Calamine.

  11. Les Pénaltys

    A l'issue de la saison 1970-1971, Dolhain rate d'un rien un nouveau retour promotionnaire. Lors de la dernière journée de championnat, il faut absolument battre Malmedy. Assistance record pour ce choc suivi par 3.000 spectateurs. Le dénouement va être digne d'une tragédie de Racine puisque Francis Robert manque la conversion d'un penalty à dix minutes de la fin. Ce que ne loupera pas un joueur malmédien à cinq minutes du terme. Deux saisons plus tard, un nouvel espoir de retour en promotion est anéanti à Bas-Oha sur une nouvelle affaire de penaltys. Nous n'irons jamais plus si près de la "nationale".

  12. 28 Points

    En 1975, c'est la culbute en 2ème provinciale en raison d'un grand nombre de descendants promotionnaires liégeois. Descendre en effet avec 28 points en étant 12ème au classement relevait de la plus dure loi du sport.

  13. 1977 = 2 x Goé ...

    En 1977, sous la houlette de Robert Foguenne, devenu entraîneur, Dolhain revient en 1ère Provinciale après avoir battu deux fois son voisin...goétois sur le score de 4-0, devant 700 spectateurs à la Bêverie. On y restera jusqu'en 1982. Dolhain étant la victime en cascade d'un test-match promotionnaire entre Ciney et Condruzienne dont l'issue condamnait Bas-Oha à la descente en 1ère Provinciale et la nôtre en 2ème où nous sommes resté pendant plus de 15 ans. Finalement, après quelques va-et-vient entre la 3ème et la 4ème Provinciale, Dolhain évolue désormais en 3ème Provinciale.